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Im Jahr 1804 entdeckte der britische Chemiker Smithson Tennant das Element Osmium zusammen mit Iridium.

Dies gelang ihm während der Untersuchung der unlöslichen Rückstände von Platinerzen, die zuvor in Königswasser gelöst worden waren.

Da das Osmiumoxid extrem stechend und chlorähnlich roch, benannte es Tennant nach dem griechischen Begriff für Geruch, „osme“. Das heutige Symbol Os erhielt Osmium im Jahr 1814 durch Jöns Jakob Berzelius.

Anfang des 20. Jahrhunderts erfuhr Osmium seine erste wichtige Anwendung. Es wurde erstmals in Glühfäden von Glühlampen verarbeitet. So leitet sich der Name der Firma Osram von den Elementen Osmium und Wolfram ab.

Allerdings brachte die Anwendung von Osmium auch einige Nachteile mit sich: es war teuer und die Verarbeitung gestaltete sich schwierig, da Osmium sehr spröde war und sich nicht zu langen Fäden verarbeiten ließ.

Aus diesem Grund wurde Osmium nach nur kurzer Zeit zunächst durch Tantal, dann durch Wolfram ersetzt.

 

Jusqu’au début du 19ème siècle le platine découvert sous forme de petits grains (le sable platinifère) ou de pépites dans la nature a été considéré comme un métal pur éventuellement mélangé avec un peu d’or.
En 1803, le chimiste anglais William Hyde Wollaston (1766-1828) découvre deux autres métaux dans un échantillon de platine: le palladium et le rhodium. Il les obtient en dissolvant du platine brut dans un mélange très corrosif d’acide chlorhydrique et d’acide nitrique, mélange appelé “eau régale”, car seul cette eau royale est capable de dissoudre le plus noble de tout les métaux : l’or.
L’année suivante deux autres nouveaux métaux sont découverts par le chimiste Smithson Tennant (1761-1815)3 cette fois dans le résidu, la partie insoluble restant après le traitement du platine par ce même mélange d’acides. L’un sera appelé iridium pour la diversité des couleurs de ses sels et l’autre osmium dérivé du grec osmê, odeur, car l’oxyde d’osmium possède une odeur très forte.
Ces deux métaux sont rarissimes et ne se trouvent qu’en pourcentage très faible dans le platine.
Tennant commence la description de sa découverte par ces mots : “Upon making some experiments, last summer, on the black powder which remains after the solution of platina, I observed that it did not, as was generally believed, consist chiefly of plumbago5, but contained some unknown metallic ingredients”.
Ce résidu est cependant facile à distinguer du graphite par sa densité nettement supérieure.
L’année précédant la découverte de l’iridium et de l’osmium par Tennant, deux autres publications françaises mentionnaient déjà l’existence probable de métaux inconnus dans des échantillons de platine brut. Le premier travail sorti de la plume de M. Collet-Descotils (1773-1815) décrit, parmi d’autres observations, une coloration rouge accompagnant la dissolution du platine. Il n’isolera pas et ne donnera pas de nom à ce nouveau métal (l’iridium), laissant ainsi à Tennant la gloire de cette découverte mais ses conclusions étaient sans équivoque : “Que les sels rouges de platine sont colorés par un métal particulier oxidé à un certain degré (...) ces propriétés me paroissent n’appartenir à aucun des métaux connus, et me forcent à regarder comme une substance nouvelle le métal qui colore en rouge les sels de platine.“
La deuxième publication est un travail plus analytique de Messieurs Fourcroy et Vauquelin (1763-1829) 8 qui confirme complètement les découvertes de Collet-Descotils.
“Telles sont les propriétés que les cit. Fourcroy et Vauquelin ont reconnues à ce métal, et d’après lesquelles ils croyent qu’il n’appartient à aucun de ceux connus jusqu’ici“.
En 1804 un autre travail est rendu public par les mêmes auteurs complétant les résultats de cette première publication et exprimant le plus grand respect aux travaux de M. Descotils.
“Quoique nous soyons encore, par ces expériences, loin d’avoir découvert toutes les propriétés de cette substance, il nous paroît cependant que c’est un métal nouveau et inconnu jusqu’ici, car il n’en est point parmi ceux que nous connoissons qui réunisse toutes les propriétés que nous y avons trouvées. Ce métal accompagne constamment le platine et semble lui servir de gangue, car il n’en est pas une espèce qui n’en donne des traces plus ou moins abondantes, et il y en a quelques-unes qui en contiennent beaucoup, telle est celle que M. Proust a nommée platine noir. Nous ignorons si, dans la nature, cette substance est unie au platine ; cependant la forme de lames ou de paillettes sous laquelle ce métal demeure après la solution du platine, et la différence de proportion dans laquelle il se trouve dans une dissolution de platine faite en plusieurs fois, semblent prouver qu’il n’y est qu’à l’état de mélange.“
Ils baptisent ce nouveau métal `ptène`, du grec ptênos, volatil, mais lui préfère celui d’osmium donné par Tennant11. Il est indiscutable qu’ils ont eu entre les mains l’oxyde d’osmium qu’ils décrivent en détail.
“En lessivant la matière chaque fois qu`elle avoit été traitée par la potasse, nous nous apperçûmes qu`il s`en exhaloit une vapeur invisible, mais qui avoit une action très-forte sur les yeux et sur le gosier : y imprimoit une âcreté et un resserrement insupportable, qui avoit quelque analogie avec ce qu`on éprouve de la part du raifort ou de l`acide muriatique oxigéné.“
De son côté, Tennant isole les deux métaux en traitant le résidu noir insoluble obtenu pas dissolution du minerai dans l’eau régale par de la soude caustique fondue selon un procédé similaire à celui de Vauquelin, une attaque alternée du résidu entre un alcalin et un acide. Après plusieurs extractions, le résidu finit par se solubiliser complètement. L’opération s’effectue à la température du rouge dans un creuset en argent. Dans la première étape, la solution alcaline est orange foncée ou brune-jaunâtre et il reste beaucoup de matière non solubilisée. Ce résidu est attaqué par de l’acide chlorhydrique qui se colore en bleu, puis ensuite en vert-olive, et finalement, avec la poursuite du chauffage en rouge-foncé.
A chaque opération une partie de silice est dissout.
La solution alcaline obtenue (et considérée par erreur par Vauquelin comme une solution d’oxyde de chrome) contient une substance volatile très odorante : l’acide osmique qui deviendra plus tard le tétraoxyde d’osmium. Cette solution laisse déposer spontanément après quelques semaines le métal en flocons très fins de couleur sombre.
Quant à la solution acide, elle contient principalement le métal nouveau soupçonné par les trois chimistes français Descotils, Fourcroy et Vauquelin.
Ce métal sera appelé iridium par M. Tennant, nom dérivé de iris, l’arc-en-ciel, en raison de la diversité des couleurs de ses sels.
”As it is necessary to give some name to bodies which have not been known before, and most convenient to indicate by it some characteristic property, I should incline to call this metal Iridium, from the striking variety of colours which it gives, while dissolving in marine acid”
La solution alcaline d’où provient l’osmium est décrite dans le passage suivant par Tennant:
”When the alkaline solution is first formed, by adding water to the dry alkaline mass in the crucible, a pungent and peculiar smell is immediately perceived. This smell, as I afterwards discovered, arises from the extrication of a very volatile metallic oxide; and, as this smell is one of its most distinguishing characters, I should on that account incline to call the metal Osmium.”
Une autre manière d’isoler l’osmium est décrite sur la même page:
”Another mode by which the oxide of osmium may be obtained in small quantity, but in a more concentrated state, is, by distilling with nitre16 the original black powder procured from platina”.
Cette technique sera aussi celle utilisée en 1829 par Wollaston, le chimiste qui a découvert le palladium et le rhodium.
D’autres méthodes pour obtenir l’osmium de son minerai ont été publiées dans les années suivantes. M. Laugier en 1814, par exemple, extrait l’osmium par neutralisation par la chaux de l’eau régale utilisée pour dissoudre le platine brut. Ce mélange d’acides semble partiellement oxyder l’osmium présent en tétraoxyde d’osmium qui est récupéré par cette méthode. Cet auteur nous précise les détails de cette neutralisation :
”Pendant la saturation de l’acide, il se dégage une odeur tellement piquante qu’après l’avoir respirée sans précaution, j’en ai perdu l’odorat pendant huit jours”.
La même année, Vauquelin nous apprend que le métal est précipité de la solution de tétraoxyde d’osmium en plongeant une lamelle de zinc après acidification avec de l’acide chlorhydrique.
Sainte-Claire Deville et Debray l’obtiennent en 1859 par calcination de son sulfure :
”Cet osmium est sans odeur, on peut le chauffer à la température de fusion du zinc sans qu’il répande de vapeurs d’acide osmique. Mais à une température plus élevée il devient combustible”.

 

 

The element osmium has been discovered in combination with the element iridium in 1804 by British chemist Smithson Tennant when investigating insoluble residues of platinum ore which had been dissolved in aqua regia.

Since osmium tetroxide smelled extremely pungent and chlorine-like, Tennant named it after the Greek term for smell, “osme”. In 1814, Jäns Jakob Berzelius assigned osmium the symbol Os.

At the beginning of the 20th century, osmium had its first important application. It was first processed into filaments for use in light bulbs. In fact, the name of Osram derives from the German name of the elements osmium (German: Osmium) and tungsten (German: Wolfram).

However, the use of osmium also had some disadvantages: It was expensive and the processing was difficult because osmium is very brittle and cannot be processed into long threads.

For this reason, osmium was replaced after a short time first by tantalum and then by tungsten.

 
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